- Departement de Philosophie
Ecole Normale Supérieure
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Dimitri El Murr
Ecole Normale Supérieure, Philosophy, Faculty Member
- Dimitri El Murr is Professor of Ancient Philosophy at the Ecole Normale Supérieure (Université Paris Sciences et Lett... moreDimitri El Murr is Professor of Ancient Philosophy at the Ecole Normale Supérieure (Université Paris Sciences et Lettres) and a member of Centre Jean Pépin, UMR 8230. From 2007 to 2017, he was Associate professor of Ancient Philosophy (Maître de conférences) at the University of Paris 1 Panthéon-Sorbonne and a member of the Institut Universitaire de France (2010-2015). He has held visiting appointments at the University of Durham, Brown University, the Università degli Studi di Milano, and St John’s College, Cambridge. His research area is ancient philosophy, especially Socrates, Plato and political Platonism in Antiquity and beyond. He has published many articles on different aspects of Plato’s thought. He is the author of a collection of texts on the philosophy of friendship, with introduction and commentaries (L’Amitié, Paris, Flammarion, 2001, reprinted with corrections in 2018). He co-edited, with A. Brancacci and D. P. Taormina, a collective volume of essays on Plato (Aglaïa. Autour de Platon. Mélanges offerts à Monique Dixsaut, Paris, Vrin, 2010). He has recently edited a volume on the Theaetetus (La Mesure du savoir. Études sur le Théétète, Paris, Vrin, 2013) and coedited, with G. Boys-Stones and Ch. Gill, The Platonic Art of Philosophy, Cambridge University Press, 2013. He also directed a special issue of the Revue française d’histoire des idées politiques (37, 2013) dedicated to the reception of Plato’s political philosophy from the 18th century to the present. His last book is Savoir et gouverner. Essai sur la science politique platonicienne (Paris, Vrin, 2014).edit
La seule source légitime de l’autorité politique est le savoir. Telle est l’une des thèses fondamentales de la pensée politique de Platon. Mais quel savoir l’homme politique doit-il posséder pour gouverner? Sur qui s’exerce-t-il? Quelles... more
La seule source légitime de l’autorité politique est le savoir. Telle est l’une des thèses fondamentales de la pensée politique de Platon. Mais quel savoir l’homme politique doit-il posséder pour gouverner? Sur qui s’exerce-t-il? Quelles sont les modalités de son action? Autant de questions qui occupent le Politique, dialogue où Platon invente la notion de science politique et où il définit non seulement ce qu’elle est, mais ce qu’elle fait, lui assignant par là même, pour la première fois, un rôle prescriptif, à la frontière du théorique et du pratique. Savoir prescriptif et architectonique dont le modèle est l’architecture, soin du troupeau humain sur le modèle du pastorat, production du lien de la cité sur le modèle du tissage : le Politique donne à la science du gouvernement des hommes son statut et sa finalité, ses modèles et ses instruments.
Lecture philosophique suivie du Politique, cet ouvrage entend montrer ce qui fait l’originalité et la profondeur de ce dialogue. Et justifier, du même coup, qu’on le lise à la même hauteur que la République ou les Lois. Car s’il n’y a pas de bonne politique sans un bon politique, quelle influence celui-ci peut-il avoir sur les bipèdes sans plumes que nous sommes, et qui ne sont pas naturellement faits pour vivre ensemble dans une cité? Platon répond en élaborant du politique une figure nouvelle : celle du royal tisserand, soucieux du tissu social et attentif à le préserver de la moindre déchirure, le principal risque étant l’attraction du semblable par le semblable et la haine de ce qui est différent et étranger. Rien n’est donc plus actuel que ce tissage que la science politique platonicienne cherche à produire, grâce auquel la cité, au delà de ses antagonismes naturels, accède à une harmonie garantie par des valeurs partagées.
Lecture philosophique suivie du Politique, cet ouvrage entend montrer ce qui fait l’originalité et la profondeur de ce dialogue. Et justifier, du même coup, qu’on le lise à la même hauteur que la République ou les Lois. Car s’il n’y a pas de bonne politique sans un bon politique, quelle influence celui-ci peut-il avoir sur les bipèdes sans plumes que nous sommes, et qui ne sont pas naturellement faits pour vivre ensemble dans une cité? Platon répond en élaborant du politique une figure nouvelle : celle du royal tisserand, soucieux du tissu social et attentif à le préserver de la moindre déchirure, le principal risque étant l’attraction du semblable par le semblable et la haine de ce qui est différent et étranger. Rien n’est donc plus actuel que ce tissage que la science politique platonicienne cherche à produire, grâce auquel la cité, au delà de ses antagonismes naturels, accède à une harmonie garantie par des valeurs partagées.
Research Interests:
Qu’est-ce que savoir? Ni la perception, ni l’opinion vraie, ni même l’opinion vraie accompagnée d’une raison ne semblent pouvoir se mesurer à l’exigence contenue dans ce que Platon appelle « savoir ». Les études figurant dans ce volume... more
Qu’est-ce que savoir? Ni la perception, ni l’opinion vraie, ni même l’opinion vraie accompagnée d’une raison ne semblent pouvoir se mesurer à l’exigence contenue dans ce que Platon appelle « savoir ».
Les études figurant dans ce volume examinent, dans une première partie, chacune des trois réponses proposées successivement. Les méandres que Socrate est contraint de parcourir pour réussir à les réfuter appellent des lectures raffinées, et divergentes : on ne peut commenter « objectivement » le Théétète, car il force son lecteur à réfléchir et à prendre parti, il « l’accouche » comme Socrate accouche le jeune Théétète.
Une seconde partie s’attache ensuite à la manière dont le Théétète a été lu et utilisé dans l’Antiquité et au-delà (jusqu’à Montaigne). Il apparaît que les questions soulevées dans la première partie, à propos notamment de la structure aporétique du Dialogue, de la théorie de la perception, du statut du monde sensible, de la possibilité de l’erreur, sont celles-là mêmes qui n’ont cessé de préoccuper les interprètes dans l’Antiquité. En retraçant les grands moments de la réception du Théétète, de ses premiers lecteurs académiciens à Plotin en passant par le commentateur médio-platonicien ou encore par Thrasylle, les contributions rassemblées reconstituent une tradition qu’on a trop souvent circonscrite à la Nouvelle académie sceptique et démontrent que l’héritage du Théétète est aussi riche que complexe.
Ont contribué à ce volume : M. Bonazzi, S. Delcomminette, M. Dixsaut, D. El Murr, M.-A. Gavray, M. L. Gill, J. Gosling, A. Macé, S. Magrin, M. Narcy, Chr. Rowe, D. Sedley, B. Sève, H. Tarrant, F. Teisserenc.
Les études figurant dans ce volume examinent, dans une première partie, chacune des trois réponses proposées successivement. Les méandres que Socrate est contraint de parcourir pour réussir à les réfuter appellent des lectures raffinées, et divergentes : on ne peut commenter « objectivement » le Théétète, car il force son lecteur à réfléchir et à prendre parti, il « l’accouche » comme Socrate accouche le jeune Théétète.
Une seconde partie s’attache ensuite à la manière dont le Théétète a été lu et utilisé dans l’Antiquité et au-delà (jusqu’à Montaigne). Il apparaît que les questions soulevées dans la première partie, à propos notamment de la structure aporétique du Dialogue, de la théorie de la perception, du statut du monde sensible, de la possibilité de l’erreur, sont celles-là mêmes qui n’ont cessé de préoccuper les interprètes dans l’Antiquité. En retraçant les grands moments de la réception du Théétète, de ses premiers lecteurs académiciens à Plotin en passant par le commentateur médio-platonicien ou encore par Thrasylle, les contributions rassemblées reconstituent une tradition qu’on a trop souvent circonscrite à la Nouvelle académie sceptique et démontrent que l’héritage du Théétète est aussi riche que complexe.
Ont contribué à ce volume : M. Bonazzi, S. Delcomminette, M. Dixsaut, D. El Murr, M.-A. Gavray, M. L. Gill, J. Gosling, A. Macé, S. Magrin, M. Narcy, Chr. Rowe, D. Sedley, B. Sève, H. Tarrant, F. Teisserenc.
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Directement ou indirectement, tous les articles rassemblés ici traitent de la philosophie de Platon. Qu’elle soit consacrée à l’étude d’un passage difficile, à l’examen d’une question générale ou encore à la réception d’une thèse ou d’un... more
Directement ou indirectement, tous les articles rassemblés ici traitent de la philosophie de Platon. Qu’elle soit consacrée à l’étude d’un passage difficile, à l’examen d’une question générale ou encore à la réception d’une thèse ou d’un Dialogue chez un philosophe ultérieur, chaque contribution poursuit à sa manière le travail de lecture et d’interprétation qui occupe Monique Dixsaut depuis plus de quarante ans.
L’importance de son œuvre dans le paysage français et international des études platoniciennes justifie à elle seule le présent recueil, mais celui-ci porte aussi témoignage de l’affection profonde et de la reconnaissance qu’ont voulu lui exprimer ses amis, ses collègues et bon nombre de ses anciens étudiants. Car ce n’est pas seulement l’œuvre de Monique Dixsaut qui a fait de Platon la voix principale du philosopher, c’est aussi son enseignement, lui qui a marqué plusieurs générations d’étudiants et a toujours su rester fidèle à cette règle : lire Platon en philosophe, comme il demande à être lu, c’est en pâtir. Parler de lui ne peut se faire que du dedans, depuis cette passion.
Le nom de la plus éclatante des trois Grâces, Aglaïa, était celui qui convenait le mieux à un volume consacré à Monique Dixsaut et au rayonnement de ses travaux.
L’importance de son œuvre dans le paysage français et international des études platoniciennes justifie à elle seule le présent recueil, mais celui-ci porte aussi témoignage de l’affection profonde et de la reconnaissance qu’ont voulu lui exprimer ses amis, ses collègues et bon nombre de ses anciens étudiants. Car ce n’est pas seulement l’œuvre de Monique Dixsaut qui a fait de Platon la voix principale du philosopher, c’est aussi son enseignement, lui qui a marqué plusieurs générations d’étudiants et a toujours su rester fidèle à cette règle : lire Platon en philosophe, comme il demande à être lu, c’est en pâtir. Parler de lui ne peut se faire que du dedans, depuis cette passion.
Le nom de la plus éclatante des trois Grâces, Aglaïa, était celui qui convenait le mieux à un volume consacré à Monique Dixsaut et au rayonnement de ses travaux.
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Dans l’Introduction de ce livre (p. 11-44), j’aborde la notion d’amitié sous deux perspectives distinctes mais complémentaires. La première est conceptuelle. Je cherche à montrer la difficulté qu’il y a à définir philosophiquement le lien... more
Dans l’Introduction de ce livre (p. 11-44), j’aborde la notion d’amitié sous deux perspectives distinctes mais complémentaires. La première est conceptuelle. Je cherche à montrer la difficulté qu’il y a à définir philosophiquement le lien de l’amitié, à le distinguer notamment de l’amour ou de la simple camaraderie, alors même que ce lien constitue une expérience universellement partagée. J’aborde ensuite les trois paradoxes attachées à la définition de l’amitié, paradoxes qui touchent a) à la question de l’extension de cette relation (entre relation binaire exclusive et pluralité d’amis), b) à celle de la nature de ses termes (entre ressemblance et dissemblance) et c) à celle de sa finalité (entre utilité et désintéressement). La seconde perspective est historique : il s’agit non seulement de montrer comment les philosophes de l’Antiquité ont compris la philia (ou l’amicitia) et ses problèmes caractéristiques dans leur contexte historique propre, mais aussi de savoir pourquoi l’amitié a, depuis l’Antiquité, perdu la place que les philosophes grecs et latins lui conféraient dans le panthéon des notions philosophiques.
La seconde partie de l’ouvrage (p. 47-212) est constituée d’une anthologie de textes, d’Empédocle à Maurice Blanchot. Ces textes sont commentés et regroupés sous cinq rubriques : I- De l’amitié cosmique à l’amitié éthique; II- L’ami, autre soi-même ? III- Amitié, utilité et amour de soi ; IV- Amitié, bonheur et suffisance à soi ; V- Amitié et charité : l’ami ou le prochain ? ; VI- L’ami ou le lointain ? L’anthologie est complétée par un vade-mecum (p. 215-240) comprenant de courtes analyses de notions (telles que agapè, ami du prince, amour-propre et amour de soi, flatterie, franchise, narcissisme ou sympathie) et par une bibliographie (p. 243-249).
La seconde partie de l’ouvrage (p. 47-212) est constituée d’une anthologie de textes, d’Empédocle à Maurice Blanchot. Ces textes sont commentés et regroupés sous cinq rubriques : I- De l’amitié cosmique à l’amitié éthique; II- L’ami, autre soi-même ? III- Amitié, utilité et amour de soi ; IV- Amitié, bonheur et suffisance à soi ; V- Amitié et charité : l’ami ou le prochain ? ; VI- L’ami ou le lointain ? L’anthologie est complétée par un vade-mecum (p. 215-240) comprenant de courtes analyses de notions (telles que agapè, ami du prince, amour-propre et amour de soi, flatterie, franchise, narcissisme ou sympathie) et par une bibliographie (p. 243-249).
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Les six études réunies sous le titre « Usages de Platon » ne sont pas consacrées à l’histoire du platonisme politique mais, de façon nettement plus ciblée, à certains usages politiques qui ont été faits de Platon à certains moments clefs... more
Les six études réunies sous le titre « Usages de Platon » ne sont pas consacrées à l’histoire du platonisme politique mais, de façon nettement plus ciblée, à certains usages politiques qui ont été faits de Platon à certains moments clefs de la modernité, principalement en Europe. L’histoire du platonisme politique, grâce notamment aux travaux récents de Dominic O’Meara d’Ada Neschke ou encore de Melissa Lane, est désormais bien connue. Mais il reste encore beaucoup à dire sur la manière dont tel ou tel acteur influent de cette histoire a lu les grands dialogues politiques platoniciens et, le plus souvent, en a fait usage pour servir son propre agenda politique et philosophique. Bien que dédiés à des auteurs (Rousseau, Victor Cousin, Nietzsche ou encore Karl Popper) et des époques très différents (la France de la Restauration, l’Angleterre Victorienne, l’Allemagne de l’après-guerre ou notre monde contemporain), les articles rassemblés dans ce numéro ont donc pour dénominateur commun de chercher à reconstruire, non tant le platonisme ou l’antiplatonisme d’une époque donnée, mais les éléments saillants d’une lecture située du texte de Platon. Ce faisant, ils montrent, chacun à leur manière, que la pensée politique de Platon n’a pas seulement été un objet d’étude historique, ou de controverse philosophique, mais qu’elle a toujours été, et demeure encore pour nous, un véritable enjeu dans la détermination du vivre ensemble politique.
Sommaire du numéro :
D. El Murr, « Rousseau lecteur du Politique de Platon »
M. Narcy, « Le Platon libéral de Victor Cousin »
M. Schofield, « Platon à l'époque victorienne contre l'idée de système »
M. Dixsaut, « De l'homme démocratique à l'animal grégaire. De Platon vers Nietzsche, et retour »
M. Maïatsky, « Sauver Platon de ses ennemis... et de lui-même. Platon dans l'Allemagne de l'après-guerre »
M. Lane, « Platon et le développement durable. »
Sommaire du numéro :
D. El Murr, « Rousseau lecteur du Politique de Platon »
M. Narcy, « Le Platon libéral de Victor Cousin »
M. Schofield, « Platon à l'époque victorienne contre l'idée de système »
M. Dixsaut, « De l'homme démocratique à l'animal grégaire. De Platon vers Nietzsche, et retour »
M. Maïatsky, « Sauver Platon de ses ennemis... et de lui-même. Platon dans l'Allemagne de l'après-guerre »
M. Lane, « Platon et le développement durable. »
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“Friendship in Early Greek Ethics” examines the accounts of friendship (philia) in the early philosophical literature and argues that there is a coherent narrative of philosophical theorizing of friendship prior to Aristotle, one which... more
“Friendship in Early Greek Ethics” examines the accounts of friendship (philia) in the early philosophical literature and argues that there is a coherent narrative of philosophical theorizing of friendship prior to Aristotle, one which does not make the Presocratics and Socratics mere pre-Aristotelian. The main treatments of friendship considered in this chapter—namely, those in Empedocles, Democritus, the Sophists, and the Socratics—can be understood as efforts to provide a convincing explanation of what motivates the relation of philia and to isolate the conditions for and key features of this specific form of relation essential to the good life.
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Due to appear in R. Salles (ed.), Biology and cosmology in Ancient Philosophy. From Thales to Avicenna. Cambridge University Press
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À l'exception des sections I (introduction) et VI (conclusion), le présent article est la traduction française (sous une forme abrégée et parfois modifiée) d'un article précédemment publié en anglais sous le titre « Why the Good ?... more
À l'exception des sections I (introduction) et VI (conclusion), le présent article est la traduction française (sous une forme abrégée et parfois modifiée) d'un article précédemment publié en anglais sous le titre « Why the Good ? Appearance, Reality and the Desire for the Good in Republic VI, 504b-506d », Methexis, International Journal for Ancient Philosophy, 27 /1, 2014, p. 47-60.
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dans B. Collette, M.-A. Gavray et J.-M. Narbonne (dir.), L’esprit critique dans l’Antiquité, tome 1 : Critique et licence dans la Grèce antique, Paris, Les Belles Lettres, 2019, p. 341-362
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in B. Bossi and T. Robinson (eds.), Plato’s ‘Statesman’ Revisited, Berlin, De Gruyter, « Trends in Classics », 2018, p. 55-71
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Résumé de ma contribution et TDM de M. Crubellier, A. Jaulin et P. Pellegrin (dir.), Philia et Dikè. Aspects du lien social et politique en Grèce ancienne, Paris, Classiques Garnier, 2018.
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In book 2 of the Politics, Aristotle offers a detailed criticism of the community of property and community of women and children defended by Plato in book 5 of the Republic. In Republic 462 a-465 b, Socrates notably claims that the... more
In book 2 of the Politics, Aristotle offers a detailed criticism of the community of property and community of women and children defended by Plato in book 5 of the Republic. In Republic 462 a-465 b, Socrates notably claims that the community of guards is held together by bonds of friendship. Not so, according to Aristotle who objects that Socrates’ proposals would produce merely a ‘watery’ friendship (Pol. II, 4). This paper begins with an examination of Aristotle’s arguments against the possibility of philia between guards. It is then argued that Aristotle’s arguments do not take into account the long process of psychological developement and maturation that guards undergo during their education and which, in particular, is designed to strenghten their relationships. Because this process radically modifies the sense of appropriation within the group of guards, it allows for an intense form of friendship between them. This specific form of friendship is finally compared to another form of philia, civic friendship, which, according to Socrates, pervades the whole city and unites guards and producers beyond their respective place in the social hierarchy of the ideal city.
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Pour qui s’intéresse aux rapports entre logique et dialectique dans l’Antiquité, le choix d’un objet d’étude tel que la division platonicienne semble, à première vue, paradoxal. En effet, la méthode de division a tout l’air d’être aussi... more
Pour qui s’intéresse aux rapports entre logique et dialectique dans l’Antiquité, le choix d’un objet d’étude tel que la division platonicienne semble, à première vue, paradoxal. En effet, la méthode de division a tout l’air d’être aussi indéfendable logiquement qu’elle est inintéressante dialectiquement. Après tout, ne suffit-il pas de lire la plus grande partie du Politique et une bonne part du Sophiste pour se convaincre que si la division platonicienne peut se targuer d’avoir, entre autres choses, réussi à diviser les vivants marcheurs en quadrupèdes et bipèdes, puis ces derniers en vivants nus et vivants à plumes, pour finalement définir l’homme comme un bipède sans plume, c’est, à l’évidence, beaucoup de bruit pour rien. En tant que méthode logique de division, la division platonicienne appartient donc plus à ce que la langue anglaise nomme chop logic qu’à l’étude des inférences valides. En tant que procédure dialectique à laquelle Platon accorde ses faveurs dans ce que l’on suppose être ses derniers dialogues, elle semble singulièrement manquer de l’attrait qu’exerce la dialectique platonicienne telle que Socrate la pratique et l’inflige à ses interlocuteurs dans des dialogues aussi différents que le Phédon, la République ou le Théétète.
Une logique stérile, une dialectique artificielle, voilà ce que semble mettre en œuvre la division platonicienne, deux défauts majeurs qui n’ont pas échappé à la plupart des commentateurs des derniers dialogues. En voici deux exemples, choisis parce qu’ils ont le mérite de dire tout haut ce que la plupart des autres pensent tout bas.
Une logique stérile, une dialectique artificielle, voilà ce que semble mettre en œuvre la division platonicienne, deux défauts majeurs qui n’ont pas échappé à la plupart des commentateurs des derniers dialogues. En voici deux exemples, choisis parce qu’ils ont le mérite de dire tout haut ce que la plupart des autres pensent tout bas.
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What arguments does Plato offer to explain the pre-eminence he confers to the idea of the Good in Republic, 6? Considering in detail the short but key section of the Republic (504b-506d) that precedes the analogy between the Good and the... more
What arguments does Plato offer to explain the pre-eminence he confers to the idea of the Good in Republic, 6? Considering in detail the short but key section of the Republic (504b-506d) that precedes the analogy between the Good and the Sun, this paper argues that it is what Plato claims to be the universal recognition that the Good exists independently of any opinion that makes it so important for human thought. Nothing less than the concept that can make everything else intelligible, as the sun makes everything in the sensible world visible.
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When compared to Aristotle’s grander and supposedly more stimulating account of friendship, Plato does not seem to have much to say philosophically about friendship. A passage, too often neglected, from book eight of the Laws (836e-837d),... more
When compared to Aristotle’s grander and supposedly more stimulating account of friendship, Plato does not seem to have much to say philosophically about friendship. A passage, too often neglected, from book eight of the Laws (836e-837d), will show that such a view is partly misleading. This passage, devoted to distinguishing three forms of philia, notably provides a precise account of the virtuous kind of friendship according to Plato. This account is comprehensive enough to embrace the intimate and philosophical relationship of two souls engaged in the search of excellence as well as the wider form of friendship, the civic friendship that binds each citizen to all other citizens. In that respect, the close connection that the Laws make between friendship proper and civic friendship as a means to social unity stands in sharp contrast with the treatment the Republic offers of the same topic.
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Cet article poursuit et complète un article antérieur (« Hesiod, Plato and the Golden Age » in Haubold and Boys-Stones ed. Plato and Hesiod, OUP, 2010) en examinant de quelle façon le mythe du Politique réécrit le mythe de Protagoras... more
Cet article poursuit et complète un article antérieur (« Hesiod, Plato and the Golden Age » in Haubold and Boys-Stones ed. Plato and Hesiod, OUP, 2010) en examinant de quelle façon le mythe du Politique réécrit le mythe de Protagoras (Prot., 320 c-322 d). En comparant le récit de Protagoras au mythe du Politique, on remarque d’abord que certains éléments caractéristiques du récit du sophiste sont répartis sur les deux âges (Kronos et Zeus) du mythe du Politique. On remarque ensuite que la tekhnè politikè et la vie en cité qui, dans le mythe de Protagoras, caractérisent la dernière étape du récit de la condition humaine, sont absentes de l’âge de Zeus du Politique. Les deux dernières sections de l’article justifient cette différence en détaillant comment la conception platonicienne de la nature humaine et de la science politique s’oppose à celle de Protagoras.
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When considering the significance of logos in the third and final part of the Theaetetus (201c - 210b), Socrates is apparently forgetting his own attempt to articulate true opinion to knowledge in the Meno (97 e - 98a). Why is that so ?... more
When considering the significance of logos in the third and final part of the Theaetetus (201c - 210b), Socrates is apparently forgetting his own attempt to articulate true opinion to knowledge in the Meno (97 e - 98a). Why is that so ? Why does he neglect in the Theaetetus the aitias logismos of the Meno which seemed to allow to convert true opinions into knowledge ? The Anonymous Commentator of the Theaetetus has argued that, in order to solve the apparent final aporia of the dialogue, one should import this crucial result of Socrates’ inquiry in the Meno. Yet, had Socrates considered this fourth sense of logos, would he have met the objections raised by the Theaetetus’ final circular argument ? In this paper, I argue that, as paradoxical as it may seem, the Theaetetus’ final section and the Meno’s analysis of true opinion in relation to knowledge lead to the same conclusion: knowledge cannot derive from true and justified belief.
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L’expression αὐτὸ καθ’αὑτό, « même que soi-même » ou « en soi et par soi », est l’une des expressions dont Platon fait usage pour caractériser l’identité à soi des Formes intelligibles. En examinant les origines non platoniciennes de... more
L’expression αὐτὸ καθ’αὑτό, « même que soi-même » ou « en soi et par soi », est l’une des expressions dont Platon fait usage pour caractériser l’identité à soi des Formes intelligibles. En examinant les origines non platoniciennes de cette expression ainsi que certains passages des Dialogues où elle est utilisée indépendamment des Formes intelligibles, cet article montre que c’est le Phédon qui transforme cette expression en véritable philosophème caractéristique de l’ontologie platonicienne, et soutient que c’est la partie centrale du Sophiste qui démontre que chaque Forme est « même qu’elle-même » par la participation à la Forme du Même.
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Dans le cadre de ses recherches sur la « gouvernementalité » et plus particulièrement dans ses cours du Collège de France rassemblés sous le titre Sécurité, territoire, population, Michel Foucault soutient que le Politique de Platon est... more
Dans le cadre de ses recherches sur la « gouvernementalité » et plus particulièrement dans ses cours du Collège de France rassemblés sous le titre Sécurité, territoire, population, Michel Foucault soutient que le Politique de Platon est le lieu d’une critique platonicienne radicale : celle des modalités pastorales du gouvernement des hommes. Cet article discute le bien-fondé de la thèse de Foucault et cherche à la nuancer. Parce que Foucault ne s’intéresse pas vraiment à l’unité philosophique que constitue le Politique de Platon, il ne voit pas que Platon est loin de rejeter en bloc le pastorat politique, mais qu’il cherche, bien plutôt, à en réaménager la signification. Le Politique certes congédie la conception théocentrée du pastorat hérité d’Homère, mais il conçoit la science du gouvernement des hommes comme une forme d’épimélétique, une science du soin du troupeau humain. L’art platonicien de gouverner les hommes est un art de prendre soin de leurs âmes.
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Rousseau alludes twice to Plato’s Politicus in his Social Contract. These allusions differ according to the versions of the Contract and appear in different contexts. Once these variations are taken into account, it appears that Rousseau... more
Rousseau alludes twice to Plato’s Politicus in his Social Contract. These allusions differ according to the versions of the Contract and appear in different contexts. Once these variations are taken into account, it appears that Rousseau was aware of what was at stake in Plato’s dialogue, which he read thoroughly. Moreover, he made a positive use of the Politicus and the Laws in delineating his Legislator. The marks and annotations left by Rousseau on the Republic, Politicus, and Laws, in his copy of Plato's complete works, translated by Ficino and revised by Grynaeus, are collected in the appendix.
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Is Aristotle right to state in his Politics that friendship (philia) is the foremost means for Socrates in bringing about the unification of the ideal city? Does philia constitute a central notion in the theory of political unity... more
Is Aristotle right to state in his Politics that friendship (philia) is the foremost means for Socrates in bringing about the unification of the ideal city? Does philia constitute a central notion in the theory of political unity developed in the Republic? This article aims to show that Aristotle had the right insight and that the promotion and maintenance of philia is a constant preoccupation for Socrates. Not only is there no place for the enemy in the ideal city, but Socrates understands the relations that unite the guardians among them- selves, and those that unite the guardians and the producers, as relations cemented by philia. Thus friendship constitutes the social fluid of the ideal city, and thereby gives body to the Noble lie that structures its internal hierarchy.
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Malgré les recherches des soixante dernières années, qui ont fortement contribué à accroître notre connaissance de l’Académie, l’école que Platon fonda, aux alentours de 387 av. J.C., reste encore pour nous en grande partie mystérieuse.... more
Malgré les recherches des soixante dernières années, qui ont fortement contribué à accroître notre connaissance de l’Académie, l’école que Platon fonda, aux alentours de 387 av. J.C., reste encore pour nous en grande partie mystérieuse. Son organisation institutionnelle, sa structure pédagogique et son rapport même aux écrits de Platon, notamment, n’ont pas encore révélé tous leurs secrets. L’Académie de Platon (et après lui) fut-elle une école, un centre de recherches, une bibliothèque et une maison d’édition, ou bien tout cela à la fois ? Une chose est sûre, cependant : être membre de l’Académie, du vivant de Platon comme après sa mort, n’a jamais signifié souscrire à une orthodoxie qui aurait permis de faire l’économie de la discussion et du débat d’idées. Il suffit d’examiner les principes fondamentaux des philosophies de Speusippe, Xénocrate et Polémon, successeurs immédiats (dans cet ordre) de Platon après sa mort, pour s’en convaincre. Ainsi, Speusippe abandonna l’hypothèse des Formes intelligibles au profit d’une ontologie des Nombres, tout en développant considérablement le champ d’application de la méthode platonicienne de division. Xénocrate, après lui, tenta de régler les problèmes soulevés par la philosophie de Speusippe mais chercha à réconcilier celle-ci avec la doctrine de Platon et à retrouver les Formes platoniciennes tout en retenant de Speusippe une doctrine mathématique des principes. Le double souci d’orthodoxie et d’innovation de Xénocrate se marqua par ce que nous savons de sa lecture du Timée à partir duquel il semble avoir développé une cosmologie et une épistémologie propres. Son successeur à la tête de l’Académie, Polémon, dont on a longtemps pensé qu’il ne s’était intéressé qu’à l’éthique, fit de même en élaborant sa propre théorie physique dont l’influence sur le stoïcisme fut capitale. Les trois premiers scholarques de l’Académie ne furent donc pas de pâle figures soucieuses de préserver la parole du maître (on ne sait même pas dans quelle mesure ils conservèrent ses écrits et il y a fort à parier qu’ils ne songèrent jamais à conserver le moindre autographe de Platon !), encore moins des gardiens du temple autoritaires : ils furent, comme le fondateur de leur école, d’authentiques philosophes, soucieux de la vérité de leurs démonstrations et du sérieux de leurs interprétations.
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Why does the Visitor from Elea claim, at Pol., 277 b 6-7, that the lenghty myth he has just told has not been given an end (cf. καὶ πάντως τῶ̣ μύθω̣ τέλος οὐκ ἐπέθεμεν) ? Most translators seem to take for granted that the Visitor... more
Why does the Visitor from Elea claim, at Pol., 277 b 6-7, that the lenghty myth he has just told has not been given an end (cf. καὶ πάντως τῶ̣ μύθω̣ τέλος οὐκ ἐπέθεμεν) ? Most translators seem to take for granted that the Visitor considers the myth remains unfinished. Although some commentators of the dialogue have been rightly puzzled by this claim, I argue that Plato’s meaning here has not quite been caught, because the Homeric background of this sentence has been overlooked.
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En 1939, Cornford pouvait écrire : « About the significance of the second and longer part of Plato’s Parmenides scholars, both in ancient and modern times, have differed more widely than about any of his other dialogues ». Soixante-dix... more
En 1939, Cornford pouvait écrire : « About the significance of the second and longer part of Plato’s Parmenides scholars, both in ancient and modern times, have differed more widely than about any of his other dialogues ». Soixante-dix ans et plusieurs milliers de pages d’exégèse plus tard, ce constat est toujours vrai. Mais il faut ajouter qu’il est encore plus vrai aujourd’hui qu’il ne l’était en 1939, car la première partie du Parménide (126a-135a), qui constitue l’un des passages les plus commentés et les plus débattus de tout le corpus platonicien durant les soixante-dix dernières années, ne fait désormais pas plus que la seconde partie l’objet d’un consensus. Mais les objections que Platon place dans la bouche de Parménide visent-elles vraiment sa propre conception des Formes et de la participation ? L’enjeu de cette question est crucial car elle engage non seulement le statut des Formes intelligibles et leur validité épistémologique, mais aussi le problème plus général du développement supposé et de la cohérence de la pensée de Platon. Or c’est précisément l’importance de cet enjeu qui explique que le dialogue de Platon intitulé Parménide, bien qu’objet constant d’analyse et de déconstruction, ait été si peu lu pour ce qu’il est – un dialogue. Dans cet article, j’essaie de montrer les arguments présentés par Parménide constituent non une série d’objections indépendantes l’une de l’autre mais une véritable structure et que cette structure appartient à un contexte plus général que Platon a pris grand soin de détailler. Je soutiens ainsi que Parménide 131 a-133 a ne doit pas nécessairement être lu comme une critique de la participation, mais comme les apories auxquelles la participation aboutit si les Formes sont posées comme autant de choses, déconnectées de l’intelligence de l’âme qui seule peut saisir la déficience des choses sensibles et leur manque d’intelligibilité.
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This paper aims at elucidating the important role played by the Hesiodic Myth of Ages (and more specifically by the First Age of the Golden Race epi Kronou) in the myth of the Politicus. Recent interpreters of the myth (e.g. Brisson and... more
This paper aims at elucidating the important role played by the Hesiodic Myth of Ages (and more specifically by the First Age of the Golden Race epi Kronou) in the myth of the Politicus. Recent interpreters of the myth (e.g. Brisson and Rowe) have argued, against the traditional two-phased interpretation, that the Age of Cronus cannot be read as one that is cosmologically and biologically opposed to our age of Zeus. According to this view, Plato’s attitude to the primitive simplicity of the Age of Cronus is not sceptical, let alone hostile. The Golden Age of Cronus ought to be imitated by the human herd living under the reign of Zeus. Thus the account Plato gives of the bios epi Kronou in the Politicus is parallel to the one given in book IV of the Laws, and the problematic phenomena of biological inversion and catastrophes, traditionally attributed to the Age of Cronus, are confined to an intermediate cosmological phase where god has left the steering of the world. In this paper, it is argued that the traditional two-phased interpretation has still much to offer to the exegesis of the Politicus Myth. One can make perfectly good sense of Plato's use of several Hesiodic motifs (the Golden Race, the grey-haired babies) in the myth, provided this use is paralleled with other parodies of the Golden Age in Ancient Attic comedy and provided the role played by the two alternative cosmological phases of the world is accounted for within the dialogue. The art of politics, which the Politicus seeks to define, is possible neither in a world governed by divinity nor in a godless world. Thus the role played by the myth in the dialogue is to guard against both misconceptions. Although Plato reproduced in the Politicus most of the features of the Hesiodic Golden Age, there are many distinctive elements which alert us to the ambiguities of such a lost paradise. It is specifically argued that the two analyses of the Golden Age in the Politicus and in the Laws are complementary, and that the latter cannot be used to claim that Plato’s attitude to the Golden Age was unreservedly positive in the former.
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Que veut dire Socrate quand, dans le Philèbe, 64 c, il se dit arrivé « aux portes du bien » ? Cet article propose d’élucider la métaphore domestique du « porche » ou du « vestibule » en la confrontant non seulement à ce que nous savons... more
Que veut dire Socrate quand, dans le Philèbe, 64 c, il se dit arrivé « aux portes du bien » ? Cet article propose d’élucider la métaphore domestique du « porche » ou du « vestibule » en la confrontant non seulement à ce que nous savons des vestibules antiques mais également à la façon dont ce type de lieu est investi dans les Dialogues. Cette confrontation fait apparaître que le vestibule est un lieu intermédiaire, ni dedans ni dehors, et qu’il est fréquemment associé à Socrate. Contre une interprétation récente du Philèbe qui voit dans sa section finale l’exposé du Bien en soi qui dans la République brillait par son absence et contre la lecture néoplatonicienne qui, au contraire, stipule que Socrate s’arrête au seuil de l’indicible, cet article montre alors que si Socrate s’arrête aux portes du bien, c’est qu’il n’a pu examiner la seule route authentique qui aurait pu selon lui y mener : la vie divine consacrée à la philosophie et aux plaisirs les plus purs de l’intelligence.
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Beginning with tracing the core elements of the ancient reception of Plato's Statesman in which politics and dialectic were given separate emphases (I), this paper argues that, contrary to this tradition, the dialogue deals with... more
Beginning with tracing the core elements of the ancient reception of Plato's Statesman in which politics and dialectic were given separate emphases (I), this paper argues that, contrary to this tradition, the dialogue deals with dialectical problems with pressing political issues, such that the subject of the dialogue is constantly political and that Plato's overall aim here is to reflect on the relation of political science to the highest form of knowledge (II). In order to demonstrate this claim, this paper asks why the paradigms in the Sophist and Statesman are treated differently and makes the case for the significance of interweaving (sumplekein) in both politics and dialectic, treating statesmanship itself as a paradigm for dialectic (III). Rehabilitating a form of the shepherding model for politics and taking seriously the oft-derided 'featherless biped' definition of man as an account of the need for artifice in forming political community as such, the last two parts of the paper (IV-V) show that the interplay of the early divisions and paradigms, far from being a tiresome exercise in weary logic, aim at dispensing a crucial political lesson by opposing a theocen-tric conception of statesmanship and the anthropocentric view of mankind.
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Même si bon nombre de ses travaux ont porté sur l’interprétation des mythes grecs fondateurs, Vernant a consacré la première partie de sa carrière à l’étude de la naissance de la polis et de la démocratie grecques. Contre l’idée d’un... more
Même si bon nombre de ses travaux ont porté sur l’interprétation des mythes grecs fondateurs, Vernant a consacré la première partie de sa carrière à l’étude de la naissance de la polis et de la démocratie grecques. Contre l’idée d’un surgissement miraculeux de la Raison en Ionie au VIe siècle avant notre ère, Vernant a montré ce que la conception grecque de la rationalité hérite du monde homérique mais surtout ce qu’elle doit aux structures sociales et politiques de la polis démocratique. Mais les travaux de Vernant font plus qu’établir l’acte de naissance d’une forme particulière de rationalité « fille de la cité » : ils touchent au cœur du problème plus général des rapports entre raison et démocratie. À ces titres, ils sont indispensables à tous ceux qui, philosophes ou historiens, s’intéressent aux formes antiques de la rationalité. L’article commence par mettre en contexte les travaux de Vernant en rappelant l’influence que ceux de L. Gernet et de I. Meyerson ont exercé sur eux, puis s’attache plus globalement à inscrire l’œuvre de Vernant dans le « tournant anthropologique » qu’ont connu les études grecques dans la première moitié du XXe siècle. Il examine, ensuite, comment les travaux de Vernant ont éclairé d’une lumière nouvelle l’invention grecque de l’institution de la polis. Il s’achève, enfin, par une discussion critique de certains aspects de travaux de Vernant et notamment du rôle qu’il fait jouer au dualisme des philosophes dans l’oubli de cette forme de rationalité détournée qu’est la métis.
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Plato's Statesman is usually read as a tedious and carelessly written exercise in dialectic, or, more charitably, as a patchwork of loosely connected methods of definition (division, myth, paradigm) of statesmanship. In this paper, I... more
Plato's Statesman is usually read as a tedious and carelessly written exercise in dialectic, or, more charitably, as a patchwork of loosely connected methods of definition (division, myth, paradigm) of statesmanship. In this paper, I argue that the much disputed problem of the Statesman' unity can be solved provided one reads the whole dialogue as the development of a single diairesis. The Visitor from Elea makes use of the myth, the analysis of paradigms and the treatment of the non-ideal constitutions as means to pursue, throughout the whole dialogue, a single path leading to the definition of statesmanship. The Statesman is thus Plato's most detailed reflection on the possibilities and limits of the diairetic method.
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Cet article examine l’analyse détaillée que le Politique de Platon offre de l’art du tissage et des arts qui lui sont liés en la comparant à ce que nous savons par ailleurs de cette technique dans l’Antiquité. Il explique les raisons... more
Cet article examine l’analyse détaillée que le Politique de Platon offre de l’art du tissage et des arts qui lui sont liés en la comparant à ce que nous savons par ailleurs de cette technique dans l’Antiquité. Il explique les raisons culturelles, techniques et littéraires pour lesquelles Platon a choisi cet art comme modèle de l’art politique en interrogeant les valeurs cultuelles et symboliques du tissage dans l’Antiquité et en comparant l’analyse du Politique à un passage de la Lysistrata d’Aristophane où l’unité des cités grecques est pensée sur le modèle du filage.
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Paper delivered at the B Club, Faculty of Classics, Cambridge, 8 May 2017
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Response to a paper delivered by Anthony Kenny at the Centre Léon Robin (CNRS, Université Paris-Sorbonne), 24th Feb. 2017
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Cette notice propose une analyse des transformations du concept de relation, ou de la catégorie du relatif, à partir de certains moments clefs de son histoire : la catégorisation aristotélicienne du pros ti, le mode (ou trope) sceptique... more
Cette notice propose une analyse des transformations du concept de relation, ou de la catégorie du relatif, à partir de certains moments clefs de son histoire : la catégorisation aristotélicienne du pros ti, le mode (ou trope) sceptique de la relation, le rapport entre relation et substance et l’idée de relation réelle dans la théologie trinitaire et sa critique chez Ockham, l’extériorité de la relation dans l’empirisme humien, enfin l’analyse logique des relations à partir de la fin du XIXe siècle. Cette rapide exploration, par « coups de sonde », de l’histoire du concept permet de faire apparaître quelles transformations successives ont affecté la compréhension des rapports entre être et relation, depuis l’analyse séminale d’Aristote qui, dans ses Catégories, fait de la relation la catégorie la plus éloignée de la substance.
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Cette notice s’intéresse à la philologie comme science, ou critique, des textes. En la distinguant d’autres sciences du texte avec lesquelles la philologie entretient des rapports étroits (la codicologie, la paléographie, l’épigraphie, ou... more
Cette notice s’intéresse à la philologie comme science, ou critique, des textes. En la distinguant d’autres sciences du texte avec lesquelles la philologie entretient des rapports étroits (la codicologie, la paléographie, l’épigraphie, ou la papyrologie), elle montre que la philologie, dans son sens moderne, est la science et la pratique de l’établissement du texte authentique. À ce titre, elle engage un certain nombre d’opérations, de types de raisonnement et de procédures spécifiques, que cette notice s’attache à décrire afin de montrer ce que les pratiques du philologue apprennent au philosophe sur la constitution du texte qu’il lit et examine.
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English translation of the French original : « Socrate l’inculpé », La Vie des idées, 15 octobre 2014, ISSN : 2105-3030.
URL : http://www.laviedesidees.fr/Socrate-l-inculpe.html
URL : http://www.laviedesidees.fr/Socrate-l-inculpe.html
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ENS 10-12 June 2019
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The purpose of this conference gathering scholars from Europe and North America is to offer new philosophical perspectives on lawgiving (the issuing or writing of real or imagined constitutions for specific peoples) and more generally on... more
The purpose of this conference gathering scholars from Europe and North America is to offer new philosophical perspectives on lawgiving (the issuing or writing of real or imagined constitutions for specific peoples) and more generally on legislation in classical antiquity.`
The aim is to cover as much historical ground as possible, taking into account a wide range of philosophical traditions, from the Presocratics to Hellenistic philosophers and late Neoplatonists, with a special focus on the different conceptions these traditions develop of the legislator, from a critical as well as positive point of view. Although Plato’s Republic and Laws are the subject of a particular focus during this conference, other key texts or traditions are considered such as the Dissoi logoi, Aristotle’s Politics, Cicero, the Stoics, the Sceptics and the Emperor Julian.
URL: www.ens.fr (rubrique agenda)
The aim is to cover as much historical ground as possible, taking into account a wide range of philosophical traditions, from the Presocratics to Hellenistic philosophers and late Neoplatonists, with a special focus on the different conceptions these traditions develop of the legislator, from a critical as well as positive point of view. Although Plato’s Republic and Laws are the subject of a particular focus during this conference, other key texts or traditions are considered such as the Dissoi logoi, Aristotle’s Politics, Cicero, the Stoics, the Sceptics and the Emperor Julian.
URL: www.ens.fr (rubrique agenda)
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This is the call for papers for the 2019 issue of Philosophie antique on Epicureanism.
Deadline is 1st september 2018.
Deadline is 1st september 2018.
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Detailed program of the conference
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This international conference devoted to the second half of Plato’s Timaeus (52d-92c) follows up on a previous conference held in April 2017 at Brown University and Providence College, organized by Mary Louise Gill and Colin Guthrie King.... more
This international conference devoted to the second half of Plato’s Timaeus (52d-92c) follows up on a previous conference held in April 2017 at Brown University and Providence College, organized by Mary Louise Gill and Colin Guthrie King. The Paris conference, funded by the Department of Philosophy of the Ecole Normale Supérieure and the Centre Jean Pépin (UMR 8230, CNRS), concludes a two-year-long project on the Timaeus launched by Mary Louise Gill and Dimitri El Murr. Like its American counterpart, it gathers well-known scholars and doctoral students in a close section-by-section reading of the Timaeus, perhaps Plato’s most enigmatic and influential dialogue.
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Program of the doctoral seminar on Plato's Lysis and Symposium, Ecole Normale Supérieure, 2018.
Research Interests:
Ancient philosophy seminar, Paris 1 Panthéon-Sorbonne University, 2016-2017
Research Interests:
International conference on ancient vices, Paris-Nanterre University and Paris 1 Panthéon-Sorbonne University, 9-10 dec. 2016.
Research Interests:
Ancient philosophy seminar, Paris 1 Panthéon-Sorbonne University, 2015-2016
Research Interests:
Research Interests: Plato and Immanuel Kant
Conference on Platonic Dualisms organised by F. Trabattoni (Milan) and D. El Murr (Paris), 17-19 May 2012. Papers published in Methexis, Rivista internazionale di filosofia antica / International Journal for Ancient Philosophy (Leiden,... more
Conference on Platonic Dualisms organised by F. Trabattoni (Milan) and D. El Murr (Paris), 17-19 May 2012.
Papers published in Methexis, Rivista internazionale di filosofia antica / International Journal for Ancient Philosophy (Leiden, Brill) vol. 27, 2015.
Papers published in Methexis, Rivista internazionale di filosofia antica / International Journal for Ancient Philosophy (Leiden, Brill) vol. 27, 2015.
International conference on Plato and the desire for the good, organised by D. El Murr, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 16-17 April 2010. « Desiring the Good in Plato », a year-long research project jointly conducted by Katja Maria... more
International conference on Plato and the desire for the good, organised by D. El Murr, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 16-17 April 2010.
« Desiring the Good in Plato », a year-long research project jointly conducted by Katja Maria Vogt (Columbia University) and Dimitri El Murr (Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
Project funded by the Columbia-Paris Alliance Program and Paris 1 Panthéon-Sorbonne University.
« Desiring the Good in Plato », a year-long research project jointly conducted by Katja Maria Vogt (Columbia University) and Dimitri El Murr (Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
Project funded by the Columbia-Paris Alliance Program and Paris 1 Panthéon-Sorbonne University.
